Comment bien tirer ou arrêter un penalty ?

timthumb-4.jpg

Dimanche, c’est déjà le premier tour de la coupe de France, l’occasion pour certains de s’extraire à l’issued’une séance de tirs au but. Avec cet article je vous propose une approche aidée par les statistiques afin de voir comment un penalty est plus facile à arrêter ou plus facile à marquer.

Le penalty est une sanction pour le moins cruelle. Il y a une telle disproportion entre la faute et la sanction. Quand on sait qu’un match de football se joue la plupart du temps à un but près on saisit très vite toute la dramaturgie qui se joue dans ce duel entre un joueur et un gardien.

Alors bien évidemment pas de recette magique mais à l’approche d’un penalty ou d’une séance de tirs au but il y a quelques règles élémentaires à se rappeler.

Comment tirer ou arrêter un penalty ?

Le choix d’un tir au but fait intervenir à plus d’un titre la psychologie et la réflexion pour le tireur mais aussi pour le gardien. Le long moment qui sépare la faute et le tir tient lieu de concentration mais  aussi de décision.

Pour le joueur : Où mettre le ballon ? Que va faire le gardien ? Où plonge-t-il le mieux ? Est-ce que je coupe ma course

Pour le gardien : le tireur est-il droitier ou gaucher ? Est-ce que j’anticipe ? Est-ce que je feinte ?

Ce que va faire le gardien dépend de ce que va faire le tireur et ce que va faire le tireur dépend de ce que va faire le gardien ; que ce soit dans son posé de ballon, son placement, sa course d’élan, sa prise d’appui pour le joueur, son placement sur la ligne, son attitude, son regard, sa prise d’appui pour le gardien.

landreau-300x225.jpg

Voici plusieurs règles :

1)      Les droitiers tirent  à droite et les gauchers tirent à gauche, les joueurs ont tendance à privilégier leur côté naturel dans cet instant où ils ont besoin d’être surs d’eux.

2)      Les tirs compris entre 20cm du sol et 1.5m du sol sont les plus faciles à arrêter pour les gardiens car situés sur leur trajectoire de plongeon.

3)      Avec la tolérance des courses d’élan à arrêt(voir Cristiano Ronaldo) les gardiens ne doiventabsolument pas bouger avant le tout dernier moment. Le moindre mouvement du gardien peut donner le sens du plongeon au tireur et donc le modifier.

4)      L’équipe qui gagne le pile ou face doit choisir si elle tire ou arrête en premier. Il faut toujours en ce caschoisir de tirer en premier. Selon les statistiques 60% du temps l’équipe qui tire en premier remporte la séance.

5)      Ce sont les joueurs qui décident de tirer ou non. Personne ne doit imposer à quelqu’un  de s’aligner dans une séance. Le joueur doit se sentir pleinement confiant de sa décision et de son envie de tirer. Choisir à sa place revient à lui ajouter une pression supplémentaire.

6)      Prendre son temps, bien évidemment pour avoir l’esprit clair, se calmer et prendre le temps de préparation pour choisir sa manière de tirer.

Et puis il ne faut pas oublier la clairvoyance, observer et analyser ce que font les tireurs ou les gardiens tout au long de la séance. Cela permet de voir si une équipe a mis au point une stratégie ou si le gardien a une manière spécifique de plonger(même côté, un coté sur deux, coté naturel du tireur) Sur la vidéo qui suit de la célèbre finale Manchester – Chelsea, Van Der Sar n’a pas arrêté un penalty et ils ont tous été tiré sur sa gauche. Ils pointent donc du doigt le côté gauche à Anelka ce qui le déstabilise. Anelka a sans aucun doute changé son côté de tir au vu la piètre qualité de son tir : à mi-hauteur, très peu excentré….

En match c’est plus compliqué pour les gardiens car le tireur est tout le temps un spécialiste de la chose et ne fait pas partie d’une liste de 5 joueurs dont 4 ne tirent jamais. Ils sont donc plus prévisibles. Avec les spécialistes le gardien a moins de repères sur lesquelles s’appuyer. Il peut connaître l’historique du joueur ou bien entendu son côté naturel. Un arrêt tiendra plus au feeling du moment et plus au type de frappe envoyée par le tireur. Le spécialiste devra avoir une palette de frappe très efficace qu’il maitrise parfaitement.

L’idéal étant le tir à plus d’1,50m ou à raz de terre très excentré qui est inarretable et de préférence sur le côté non naturel.

Quelques statistiques :

95% de leur côté naturel et gardien plonge du mauvais côté

92% non naturel et gardien plonge du mauvais côté

70% de leur côté naturel et gardien plonge du bon côté

58% non naturel et gardien plonge du bon côté

En théorie donc un tireur s’il veut marquer doit tirer 60% du temps de son côté naturel et un gardien doit plonger 60% aussi du côté naturel du tireur.

×